PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE

« L’aventure au coin de la ride » réunit les apports des sciences humaines, de lectures d’ouvrages, de l’expérience et du vécu personnel du vieillissement des femmes et hommes interrogés (50 à 80 ans), ainsi que celui, subjectif, du vécu de l’auteure.

Cette approche plurielle mêle l’intime au rationnel, et questionne les potentiels aventureux de liberté, de dépassement et de puissance dans ces « années qui restent ».

À partir de quatre grandes thématiques, Danielle Rapoport explore avec lucidité, humour et émotion les ambivalences de chacun face au vieillissement,

Le chapitre 1, – Temps et vieillissement – évoque les perceptions du vieillissement à l’aune de l’âge réel et perçu, le besoin de donner du sens au présent et à l’avenir, les évènements de ruptures de la vie et ses recommencements, l’intergénérationnel, le paradoxe des temporalités où se mêlent lenteur et vitesse des temps numériques. A ces temps spécifiques du vieillir se conjugue la problématique de l’espace, de la place donnée aux vieillissants et celle qu’ils veulent et peuvent assumer.

Le chapitre II – Vieillir dans son corps –, aborde le diktat de l’apparence et l’acceptation, ou pas de ses changements, et de sa vulnérabilité  quand arrivent petits et grands maux. Les nouveaux mots de la chair questionnent la sexualité, la ménopause, et ces changements du corps et du visage, confrontés  aux  discriminations dont sont l’objet les vieillissants et notamment les femmes après la cinquantaine.

Le chapitre III – Vieillir : risquer la peur – questionne la mécanique des peurs sous l’angle psychosocial et celui des neurosciences, le contexte de crises et ses capacités de résilience, la conscientisation de ses limites, son rapport à la mort, et l’ouverture possible vers de nouveaux chemins.

Le chapitre IV – Le marketing du vieillissement, ou à qui profitent les vieux ?-  dénonce les effets pervers des recettes, des conseils et de l’injonction du « bien vieillir », ses marchands de promesses qui, jouant le « marketing de la peur » influent sur l’estime et l’image de soi.

Un des objectifs de l’ouvrage est de contribuer à casser les tabous et le cercle vicieux de la dépréciation de soi et du regard social sur le vieillissement et les changements qui jalonnent l’avancée en âge. Il s’agit là de décloisonner, de réconcilier jeunes et vieux, passé présent, futur, dans une volonté de « bienveillance » individuelle et collective. Et de retrouver et sauvegarder l’enfance en soi, et ce jusqu’à la fin.

AUTEURE : Danielle Rapoport

Psychosociologue, (troisième cycle de psychologie clinique et de sociologie, cycle d’études à l’EHESS en anthropologie de l’alimentation, formation en neurosciences cognitives et comportementales).

Fondatrice de l’Institut DRC, études ethno-qualitatives et recherche fondamentale autour des grandes problématiques sociétales et de consommation.

Consultante et conférencière.

Intervenante auprès des Master 2 à l’ISCOM, école supérieure de communication.

Membre du Conseil Scientifique de l’ADETEM.

Nombreuses publications dans les médias grand public (Les Echos, La Croix…) et professionnels (Influencia…). Participation à des ouvrages collectifs.

Bénévole dans l’association SNC pour aider les chômeurs à retrouver le chemin de l’emploi.